En ce moment dans la matrice

Le concept de “now page” a été initié par Derek Sivers en 2015. Ce concept est simple : alors qu’une page “À propos” renseigne des informations générales sur la personne qui entretient le site, la page “En ce moment” apporte des précisions sur ce qui se passe actuellement dans sa vie. Source : encemoment.site

Côté perso

Il y a des débuts d'année qui font mal. Celui-ci en fait partie. Les inégalités, la crise écologique, les tensions qui montent aux quatre coins du monde, les échanges qui se fracturent au lieu de se construire... et cette IA omniprésente, qu'on n'a pas vraiment choisie mais qui est là, partout, tout le temps. Le monde s'emballe. Et c'est justement ça qui est vertigineux : on devrait ralentir, dialoguer, se projeter vers quelque chose de désirable. Au lieu de quoi on accélère, et on dégrade chaque jour un peu plus ce futur qu'on prétend vouloir. À l'échelle d'une seule personne, face à l'ampleur de tout ça, le sentiment qui domine c'est surtout le désarroi.

Et pour la première fois de ma vie, j'ai pris la route seul, quelques jours, vers un coin perdu du Vercors. Sans autre ambition que de ralentir et de retrouver un peu de moi-même.

J'avais ce besoin de solitude, de me retrouver sans le bruit du monde, sans les écrans, sans les opinions des uns et des autres. Juste moi, le froid, les arbres et le vide utile de journées sans agenda.

Le bilan est sans appel : ça fait du bien, et je referai ça. Ce genre d'escapade fonctionne comme une soupape de sécurité, un recours simple mais nécessaire quand la pression devient trop forte.

PS : je vous laisse découvrir ce petit coin de paradis à travers la photo ci-dessus

Côté pro

Du côté professionnel, c'est guère mieux. L'IA continue de tout bousculer, pas vraiment dans le bon sens. J'avais déjà écrit là-dessus en janvier et, chose déprimante, je pourrais reprendre le même texte mot pour mot. Rien n'a vraiment bougé, ou presque.

Le popcorn est prêt. Depuis un moment déjà, j'attends l'éclatement de cette bulle spéculative qui gonfle autour de l'IA. Mais visiblement, elle n'est pas pressée.

Ce que je lis

"Vallée du Silicium" d'Alain Damasio est lu et refermé. L'essai est intéressant, vraiment, mais il tourne en rond et s'allonge plus que nécessaire. Ça ne m'empêche pas de le recommander sans réserve, et j'en ferai une courte critique si j'arrive à dégager un peu de temps.

Actuellement, je suis en train de lire "La voix de l'Arbre" de Bernard Werber.

Ici on navigue dans l'acceptable, quelques bonnes idées au passage, mais la marque de fabrique de l'auteur est tellement présente qu'on a l'impression de lire du Werber avant de lire ce livre en particulier.

Ce que j'écoute

Au niveau musique, j'ai fait une belle découverte avec l'album "Labyrinthe" du groupe "Feu! Chatterton".

Pour expliquer le racisme à vos enfants, Didier Super a peut-être la chanson qu'il vous faut… ou peut-être pas. À vous de juger ! 😅 => Didier Super explique le racisme aux enfants

Ce que je joue

Du côté jeux vidéo, je pense abandonner Unmetal sur la Steam Deck. Le jeu s'étire en longueur et la difficulté devient franchement disproportionnée vers la fin, c'est dommage.

En revanche, j'ai enfin bouclé Days Gone sur PC, sous Linux, après une soixantaine d'heures. J'ai bien aimé, et je dois encore trouver le temps d'en faire une courte critique.

J'ai également terminé Ghost of Tsushima... après trois ans dessus. Oui, je suis lent. Mais le jeu vaut le détour malgré ses défauts.

En ce moment, je m'attaque au premier Horizon Remastered sur PS5 et j'accroche, même si certaines choses me titillent, notamment les expressions faciales des personnages, raides comme des passe-lacets.

Historique