Burn-out généralisé : C'est la société qui est malade

Près de la moitié des salariés français souffrent de détresse psychologique, selon une récente étude. Nelly Pons, autrice du livre "Le Grand Épuisement", établit un parallèle saisissant entre l'épuisement individuel et celui des écosystèmes planétaires. Son propre burn-out sévère en 2013 l'a amenée à questionner les structures sociétales qui produisent ces effondrements.
Selon la médecin du travail Agnès Martino-Harbe, le burn-out résulte de trois facteurs invariants : les conflits de valeurs, les injonctions contradictoires et la perte de sens. Ces mêmes dynamiques, observe Pons, gangrènent notre société dans son ensemble. Nous vivons collectivement les phases qui mènent au burn-out : engagement, surengagement, acharnement vers l'effondrement.
Les limites planétaires, dont six sur neuf sont déjà dépassées, constituent les symptômes d'un "burn-out collectif". L'autrice propose de réintégrer la notion de limite "corporelle et écologique" et de privilégier les relations et l'interdépendance plutôt que la concurrence et la performance.
Une approche systémique qui pourrait nous éviter l'effondrement généralisé.
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