Charts musicaux, jeux vidéo, pub : le slop généré par IA devient la norme

Blood in the Machine constate l'inévitable : le slop a gagné. Cette couche de médiocrité générée par IA qui recouvre tout, de vos playlists à vos jeux vidéo, n'est que le symptôme logique d'un système qui a toujours préféré le bon marché à la qualité.
Surpris qu'une chanson country IA soit en tête des charts ? Vous ne devriez pas. La pop industrielle n'était déjà qu'une formule avant l'IA. Maintenant on se passe juste de l'intermédiaire humain. Plus efficace. Choqués que Call of Duty, malgré son milliard de revenus en dix jours, remplace ses artistes par des générateurs ? C'est exactement ce que ferait n'importe quel cadre supérieur sous pression trimestrielle.
Les gens s'indignent devant la pub Coke-Cola IA, mais ils la regarderont quand même. Disney demande à ses abonnés de produire gratuitement le contenu qu'ils paieront pour consommer, et ils accepteront, parce que c'est "fun" et "participatif".
Oui, il y aura une législation californienne. Oui, quelqu'un proposera une slop tax. Non, ça ne changera rien de fondamental. Le slop coûte 99,7% moins cher que les humains. Dans cette équation, les humains ont déjà perdu.
Charlie Warzel parle d'"événement de délusion de masse". La vraie délusion, c'est de croire qu'un système basé sur la maximisation du profit choisirait l'authenticité plutôt que la rentabilité. On ne traverse pas une "vallée de l'étrange". On s'y installe. Définitivement.
Bonne lecture !






