Faut-il interdire les agents intelligents avant qu'il ne soit trop tard ?

Synth Media
Thomas Gerbaud sonne l'alarme sur Synth. Son message est clair : chaque fois qu'on utilise ChatGPT ou un agent IA au travail, on forme l'outil qui nous remplacera. Les premiers signes sont déjà là. Entre 2022 et 2025, l'emploi a chuté de 10 à 20% dans le développement logiciel et le service client, touchant particulièrement les jeunes en début de carrière.
Le problème selon ce data scientist, c'est qu'on ne mesure pas ce qu'on donne. Ces agents ne sont pas vraiment intelligents, ils imitent. Mais voilà, chaque interaction professionnelle leur transmet notre expertise, nos méthodes, nos connaissances. Microsoft, Google, OpenAI et les autres accumulent ces données pour perfectionner leurs modèles. L'auteur parle de vol et cite même Orson Welles : "c'est du vol et du plagiat, j'aime pas trop les voleurs et les fils de putes."
On est en train d'entraîner des programmes dont le but final est de nous singer assez bien pour nous remplacer. D'abord on enseigne, ensuite on vérifie, et puis peut-être qu'on disparaît. Le chercheur va plus loin. Il évoque la consommation énergétique excessive, les bulles informationnelles qui déforment notre espace médiatique, l'abêtissement général. Nos enfants deviennent stupides, les adultes dérivent vers le réactionnaire ou pire encore.
Sa conclusion ne laisse pas de place au doute. La question de l'interdiction des agents intelligents doit se poser maintenant. Et il le dit sans ironie.
Bonne lecture !






