Réseaux sociaux : comment les mineurs sont exposés à du contenu sexuel explicite

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Réjouissons-nous, braves citoyens ! Nos enfants ont désormais accès à une éducation sexuelle complète, gratuite et disponible 24h/24. Non, pas grâce à l'Éducation nationale et ses cours d'anatomie ringardes, mais grâce aux réseaux sociaux qui ont généreusement décidé de transformer leurs plateformes en vastes salles de classe libertines.

TikTok, Instagram, YouTube : tous passés au soft porn. Des mineurs y sont exposés ? Évidemment. Des conséquences psychologiques sont documentées ? Bien sûr. Les plateformes font-elles quelque chose de sérieux ? Allez, on ne va pas se mentir.

Ces entreprises ont compris quelque chose de fondamental : le sexe fait vendre. Plus précisément, le sexe garde les utilisateurs scotchés à leur écran, génère des millions de vues, et fait tourner la machine à cash publicitaire à plein régime. Alors oui, elles ont leurs petits robots modérateurs qui suppriment de temps en temps un compte ou deux pour faire bonne figure. Mais dans le fond, pourquoi tueraient-elles une poule aux œufs d'or ?

Les créateurs l'ont bien compris aussi. Adé Laurent et consorts ont trouvé la formule magique : être juste assez trash pour choquer et attirer l'attention, mais pas assez pour être vraiment inquiétés par la justice. Flirter avec les limites du légal, c'est le nouveau sport national des influenceurs. Et ça marche. Des millions d'abonnés, des revenus confortables, et quand une ministre s'énerve, ça fait même de la pub gratuite.

Les parents dans tout ça ? Largués. Dépassés. Convaincus que TikTok c'est juste des danses et YouTube des tutos maquillage. Ils ne comprennent pas ce qui se passe sous leur toit, mais bon, ils travaillent, sont fatigués, et puis après tout l'adolescent a fermé la porte de sa chambre, donc tout va bien non ?

Côté gouvernement, on s'agite. Une ministre s'indigne, une commission enquête, des rapports sont rédigés. Ça donne l'impression qu'on fait quelque chose. Dans les faits ? Proposer d'interdire les réseaux aux moins de 15 ans, c'est comme mettre un sparadrap sur une jambe en bois. Ça ne sert à rien mais ça rassure l'opinion publique.

Et pendant qu'on débat mollement de vérification d'âge et de modération renforcée, des millions de jeunes continuent de se prendre en pleine face une version violente, dégradée et toxique de la sexualité. Ils développent des complexes, intègrent des schémas malsains, normalisent la domination et la violence. Mais tant que le business tourne, pourquoi s'en soucier vraiment ?

Le plus drôle ? Les plateformes jouent les vierges effarouchées. "Oh mais nous on essaie de modérer, c'est compliqué, il y a tellement de contenu..." Ouais. Étrangement, elles arrivent très bien à repérer en 0,3 seconde qu'une vidéo utilise trois secondes d'une chanson protégée pour la démonétiser. Mais détecter du contenu sexuel inapproprié accessible aux mineurs ? Ah ça, c'est vraiment trop dur, technologiquement impossible, désolé.

L'enquête d'Amistory est bien fichue, documentée, nécessaire même. Mais changera-t-elle quelque chose ? Probablement pas. Dans quelques mois, on aura oublié, et les algorithmes continueront de pousser du contenu toujours plus trash vers des cerveaux toujours plus jeunes.

Bienvenue dans le monde moderne. Celui où on sacrifie allègrement la santé mentale d'une génération sur l'autel de l'économie de l'attention. Mais bon, tant qu'on peut poster des stories, tout va bien...

Bon visionnage si vous en avez le courage


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