L'intelligence artificielle générale ou le grand mensonge collectif

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Je partage un article du média Arrêt sur Images avec comme argument central : l'intelligence artificielle générale n'est pas un horizon scientifique mais un mirage idéologique.

Un mirage qui arrange bien ceux qui le propagent. L'auteur remonte aux origines, Dartmouth 1956, et montre comment le concept même d'IA a été pensé dès le départ par des hommes blancs convaincus que le cerveau est un ordinateur et que certains cerveaux valent mieux que d'autres. La filiation avec l'eugénisme n'est pas une accusation gratuite, elle est documentée. Quand on apprend que Nick Bostrom, le gourou de la "superintelligence", écrivait tranquillement que "les Noirs sont plus bêtes que les Blancs", on comprend mieux ce qui se cache sous le vernis transhumaniste.

Ce qui dérange le plus, c'est cette continuité entre les délires d'élite cognitive et leurs traductions matérielles. Les mines de coltan, l'eau évaporée, le charbon brûlé, les réfugiés qui triment pour nourrir les algorithmes. On redescend brutalement du mythe à la réalité. Et pendant ce temps, Ursula von der Leyen reprend le catéchisme de l'IAG sans broncher, les législateurs hochent la tête, les journalistes amplifient. Personne ne demande de comptes.

Le texte aurait pu sombrer dans la théorie du complot, mais il cite, il documente, il renvoie à des travaux académiques qu'on n'entend jamais dans le débat public français.

Reste une question non résolue : si l'IAG est un leurre, pourquoi fonctionne-t-elle si bien ?

La réponse esquissée entre un mélange de marketing, de capitaux et de croyance sectaire convainc à moitié. Il y a peut-être aussi quelque chose de plus profond, une soif d'absolu technologique qui traverse nos sociétés et qui préexistait à ChatGPT.

L'IAG comme symptôme plutôt que comme cause de notre désarroi face à un futur qu'on ne sait plus penser autrement que par la disruption permanente...

Bonne lecture !


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