L'IA au travail : du tableur esclavagiste au management algorithmique

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Bonne nouvelle : l'IA ne va probablement pas vous piquer votre boulot. Mauvaise nouvelle : elle va devenir votre nouveau chef, et contrairement à Gérard de la compta, elle ne prend jamais de pause café.

L'émission Corporate de Blast nous apprend que la surveillance au travail, c'est comme le disco : ça revient toujours, mais en moins fun. Déjà au 19e siècle, dans les plantations esclavagistes américaines, on utilisait des tableurs Excel version artisanale pour traquer la productivité. Oui, même à l'époque, quelqu'un adorait les tableaux croisés dynamiques. Glauque, mais carré.

Puis est arrivé Frederick Taylor, le type qui a inventé le chronométrage au travail. Son truc ? Décomposer chaque geste ouvrier pour transformer des artisans qualifiés en robots humains interchangeables. Un peu comme si on transformait tous les cuisiniers en préparateurs de Big Mac. Spoiler : ça a marché.

Aujourd'hui, on nous vend l'IA comme le futur, mais c'est surtout le présent pour des milliers de Malgaches payés 80€ par mois pour expliquer à l'ordinateur que oui, ça c'est un chien, et non, ça c'est pas un salut nazi. Le post-colonialisme a encore de beaux jours devant lui.

Et pendant qu'on angoisse à l'idée que ChatGPT nous remplace, l'IA s'attaque d'abord aux métiers créatifs : les illustrateurs, les graphistes, les journalistes. Les boulots chiants et mal payés ? Ah non, ceux-là restent pour les humains. Logique.

Cerise sur le gâteau : l'IA est aussi discriminatoire que votre oncle au repas de Noël. Les algorithmes de recrutement recalent les candidats qui ont un accent, et les systèmes de reconnaissance vocale buguent sur les prénoms arabes. Au moins, avec l'IA, on peut être raciste sans même le savoir. Progrès !

Bref, si on continue comme ça, on va tous finir à rentrer des prompts dans une machine pendant que des types à Madagascar annotent des images de chats. Le futur est là, et il est médiocre.

Bon visionnage


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