La croisière s'amuse... et l'océan pleure !

Alors que les Nations unies se réunissent pour discuter de la protection des océans, un article de Franceinfo souligne l'essor insolent des "Cruisezillas", ces paquebots de croisière toujours plus grands et toujours plus polluants, véritables "villes flottantes" dédiées au plaisir d’un petit nombre au détriment de la santé de la planète. Ces navires, temples du luxe et du divertissement à outrance, incarnent à merveille l'obsession humaine pour le gigantisme et le confort instantané, quelles qu'en soient les conséquences.
Malgré les critiques et les alertes sur leur empreinte écologique catastrophique, avec des émissions de CO2, de méthane et de particules qui feraient rougir un volcan actif, le marché des croisières continue de prospérer. 2023 a vu 31,7 millions de passagers profiter de vacances flottantes, laissant derrière eux une traînée de pollution, de déchets et de désastres climatiques dans des eaux déjà en souffrance.
Pendant que les compagnies maritimes rivalisent d'ingéniosité dans le greenwashing pour brandir des arguments marketing "verts", elles construisent des bateaux toujours plus XXL, poussant jusqu'à créer leurs îles privées afin d'échapper à des ports de plus en plus hostiles à leur venue. Pourquoi laisser les océans respirer un peu quand on peut les étouffer tout en profitant d'un buffet à volonté et de quelques toboggans aquatiques XXL ?
Bref, dans ce "monde d'après" qui ressemble étrangement au "monde d'avant", l’industrie des croisières continue à voguer allègrement vers un avenir d'écosystèmes détruits… mais avec une vue imprenable depuis le pont supérieur.






