La merdification, c'est fini si on veut

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Cory Doctorow revient à Hambourg avec quelque chose d'inhabituel dans son texte : de l'espoir ! Vingt-cinq ans qu'il perd la même guerre, et là il sent une ouverture. Le paradoxe, c'est que c'est Trump qui l'a créée, en dynamitant l'ordre commercial qui forçait les pays à adopter des lois anti-contournement. La souveraineté numérique contre l'accès au marché américain.

Ces lois anti-contournement, c'est le vrai sujet au niveau numérique. Elles ne protègent pas le droit d'auteur, elles criminalisent la compréhension des objets qu'on achète. Tu possèdes des objets que tu n'as pas le droit de savoir comment ils fonctionnent (l'exemple des tracteurs John Deere qui impose de passer par leur service pour changer une pièce). Ce n'est pas de la dérive.... c'est un modèle économique !

La proposition de l'auteur est quelque peu cynique : il ne demande pas aux gouvernements d'agir par conviction, il leur montre le pognon qui pourrait se faire. Cent milliards par an rien que pour la taxe App Store. Des marges à prendre. C'est le seul langage qui marche à Bruxelles.

Le meilleur passage est celui sur l'IA, pas pour les arguments techniques mais pour la thèse sociale : les puissants adorent l'IA parce qu'elle alimente leur fantasme d'une entreprise sans travailleurs. Un patron, un ordinateur. Personne pour dire non.

C'est une conférence longue mais elle vaut la peine d'être lue !

Bonne lecture


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