La voiture n'a pas d'avenir

Le texte qui suit présente mes commentaires et/ou un résumé du contenu que je partage avec vous. Pour écouter le podcast dans son intégralité cliquez sur le lien indiqué plus bas.

Un podcast du média Greenletter Club dans lequel Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste, chercheur émérite à l'université de Lille et auteur de nombreux ouvrages sur les nuisances de la voiture, partage ses réflexions.

Face aux problèmes de pollutions, de bétonisation, de consommation immodérée de ressources et d'énergies, il semble que la voiture individuelle ne soit plus adaptée aux défis du XXIème siècle.

Cela soulève la question de sa disparition inévitable.

Ci-dessous, je vais aborder un aspect crucial qui pose problème aux voitures électriques : leur empreinte matières.

L'empreinte matières des voitures électriques

L'intervenant évoque ce concept que j'avais déjà entendu dans un autre podcast, sans que je n'aie vraiment pris le temps de m'y intéresser.

Lorsque l'on évoque les voitures électriques, le concept d'empreinte matières est souvent négligé, alors qu'il s'agit d'un aspect essentiel en termes d'empreinte écologique.

Réduire les émissions de carbone est l'un des avantages des voitures électriques, mais ne pas tenir compte de l'empreinte matières peut en quelque sorte annuler cette vertu.

Mais c'est quoi l'empreinte matières ?

Selon le site du ministère de la transition écologique, c'est un indicateur qui permet de rendre compte de l’ensemble des matières premières mobilisées pour satisfaire la consommation finale d’un pays.

Vous pouvez voir le texte complet ici : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lempreinte-matieres-un-indicateur-revelant-notre-consommation-reelle-de-matieres-premieres

Si l'on s'éloigne de la définition pour illustrer cela avec un exemple concret, on peut comparer le poids, par exemple, de la Renault 5 thermique des années 80 à celui de la nouvelle Renault 5 électrique.

La Renault 5 thermique pesait 715 kg avec une longueur de 3,52 m, tandis que la nouvelle Renault 5 électrique pèse 1,45 tonnes pour une longueur de 3,92 m...

Le poids a presque doublé (attention, il faut prendre en compte de l'augmentation de la longueur de la nouvelle Renault 5) et la nouvelle Renault 5 consomme significativement plus de matières, avec un fort impact environnemental (souvent délocalisé).

Ce surpoids de la nouvelle Renault 5 est probablement dû à la capacité de sa batterie de 52 kWh. Si cette dernière était plus petite, par exemple de 24 kWh, on pourrait réaliser des économies considérables en termes de poids et donc d'empreinte matières. Est-il réellement nécessaire d'avoir une autonomie de 400 km pour une citadine ?

Bonne écoute !


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