Data centers au Chili : l'eau qu'on ne voit pas disparaître

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On parle souvent du numérique comme d'un truc immatériel. Le cloud, c'est dans les nuages, non ? Sauf que ce reportage montre exactement le contraire.

Ces marais chiliens qui s'assèchent, ces vanniers qui perdent leur gagne-pain, cette eau qu'on pompe par millions de litres pour refroidir des serveurs qui font tourner nos données numériques, l'IA… tout ça c'est bien réel.

Ce qui me frappe, c'est cette législation héritée de Pinochet qui donne aux entreprises un accès quasi illimité à l'eau, sans contrepartie. Google qui installe des compteurs d'eau mais refuse toute transparence sur sa consommation réelle. Et ce greenwashing ridicule avec leur forêt urbaine qui a cramé faute d'arrosage.

Le plus dérangeant peut-être, c'est Hector qui construit sa baraque au milieu des éoliennes à 300 bornes de chez lui parce qu'il ne peut plus vivre à Santiago. Il ne sait même pas ce qu'est un data center, ni l'IA qui l'a chassé de son territoire. Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce décalage entre ceux qui développent ces technologies et ceux qui en subissent les conséquences sans même comprendre pourquoi.

À la fin du reportage, ils posent la question directement à l'IA : est-ce que son développement est compatible avec les enjeux environnementaux ? La réponse est non. Même elle le reconnaît. Il y a une forme d'ironie tragique là-dedans.

Bon visionnage !


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