L'impact écologique de l'IA quantifié par une étude du MIT

Quelle surprise ! L'IA consomme de l'énergie ! Qui l'eût cru ? L'étude du MIT Technology Review constitue la première quantification systématique de l'empreinte énergétique de l'IA générative. Sous la direction de Sasha Luccioni, l'équipe a développé une méthodologie de mesure directe sur modèles open source, contournant l'opacité des systèmes propriétaires.
L'art de la cachotterie technologique
Nos adorables géants de la tech, OpenAI, Google, Microsoft, Anthropic, pratiquent avec un art consommé ce que Boris Gamazaychikov de Salesforce appelle élégamment la "boîte noire totale". Traduisez : "Circulez, y'a rien à voir, nos IA tournent à l'amour et à l'eau fraîche !" Pendant ce temps, leurs petits modèles "innocents" engloutissent allègrement de 114 joules (Llama 8B) à 6 706 joules (Llama 405B) par réponse. Soixante fois plus ! Mais chut, c'est un secret d'État.
La vidéo, ce petit plaisir à 3,4 millions de joules
Vous voulez une vidéo de 5 secondes avec CogVideoX ? Aucun souci ! Juste 3,4 millions de joules, soit l'équivalent de 700 ampoules allumées pendant une heure. Mais bon, c'est pour la bonne cause : voir un chat virtuel faire des galipettes, ça n'a pas de prix ! D'ailleurs, les 78 millions d'images quotidiennes d'OpenAI et le milliard de messages de ChatGPT, c'est vital pour l'humanité, n'est-ce pas ?
Le business model révolutionnaire : "Payez, on s'occupe du reste"
OpenAI a eu le génie de proposer des agents autonomes à 20 000 dollars par mois. Vingt mille ! Pour un robot qui va consommer en permanence sans même vous demander votre avis. Pendant ce temps, les braves habitants de Virginie découvrent avec émerveillement +37,50 dollars sur leur facture mensuelle. Merci qui ? Merci l'IA !
La France dans la course : "Moi aussi, je veux mes datacenters vampires !"
Emmanuel Macron, dans un élan de modernité touchant, nous offre 35 nouveaux centres de données et 12,3 milliards d'euros d'investissements. Brookfield à Cambrai (1 gigawatt, le petit nom mignon pour "autant qu'une centrale nucléaire"), Digital Realty à Marseille... Tout ça sans nous demander notre avis, évidemment ! La démocratie, c'est has-been quand il s'agit de sauver la planète à coups de datacenters.
L'avenir radieux selon les experts
Les brillants scientifiques du Lawrence Berkeley Laboratory (16 prix Nobel quand même, ça impose !) nous prédisent 326 térawatts-heures d'ici 2028. Pour les nuls : l'équivalent de rayer 22% des foyers américains de la carte électrique. Mais rassurez-vous, les géants tech compensent avec des promesses mirobolantes de tripler le nucléaire d'ici 2050. Dans 25 ans quoi. Le temps de griller la planète tranquillement.
L'initiative Stargate : quand la science-fiction rencontre la facture d'électricité
500 milliards de dollars pour dix centres de 5 gigawatts chacun. Plus que le programme Apollo ! Parce qu'apparemment, aller sur la Lune, c'était de la rigolade comparé à faire générer des mèmes par une IA. Chaque centre consommera plus que tout le New Hampshire. Mais bon, qui a besoin du New Hampshire quand on peut avoir des chatbots qui écrivent de la poésie ?
L'efficacité révolutionnaire de... l'évolution
Cela n'est pas présent dans l'article qui est partagé ci-dessous mais figurez-vous que ce cerveau humain "obsolète" développe une puissance de calcul 1000 fois supérieure au meilleur GPU actuel, tout en consommant 10 fois moins d'énergie ! Scandaleux, non ? Comment la nature a-t-elle osé créer un système si terriblement efficace sans passer par les laboratoires d'OpenAI ? => https://drane-versailles.region-academique-idf.fr/spip.php?article1167
Bonne lecture... et n'oubliez pas d'éteindre vos petits agents IA !





