La Sécurité sociale alimentaire : un levier pour une transformation profonde de la société

Le texte qui suit présente mes commentaires et/ou un résumé du contenu que je partage avec vous. Pour écouter le podcast dans son intégralité cliquez sur le lien indiqué plus bas.

Le média "Reporterre" s'entretient avec le député écologiste Boris Tavernier, défenseur d'une loi sur la Sécurité sociale de l’alimentation.

L’idée ? Chaque citoyen disposerait de 150 euros par mois pour s'offrir une alimentation de qualité, financée par des cotisations selon les revenus. Fini les pâtes trop cuites à longueur de semaine : ici, chacun décide collectivement, sur son territoire, où et comment cet argent est utilisé, avec une agriculture locale à l’honneur.

Des expériences pilotes montrent déjà que ça fonctionne, avec des assemblées citoyennes qui changent la vie des paysans et des "mangeurs", tout en boostant l’économie locale. En bonus, cela ferait même baisser les dépenses de santé, puisque mieux manger, c’est être moins malade.

Mais convaincre l'Assemblée nationale, où certains rêvent de faire disparaître les « assistés », c’est une autre marmite à faire bouillir. Boris garde espoir et propose une loi d’expérimentation à 15 millions d'euros pour étendre le projet à vingt territoires sur cinq ans.

L'élu écologiste pointe aussi du doigt le « business du pauvre » dans l’aide alimentaire actuelle : des produits périmés ou bas de gamme distribués, avec défiscalisation à la clé pour les grandes surfaces. Résultat ? Treize mille tonnes de gâchis par an et une alimentation sans dignité.

Pour Tavernier, il est temps de changer de modèle. La Sécurité sociale de l’alimentation, c’est un pas vers une alimentation solidaire, durable et respectueuse. Et surtout, un projet où tout le monde, ensemble, peut mettre la main à la pâte.


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